Randonner dans le Var...

Faune...

Culture et confiture...........................

 

Le déclin de la biodiversité

Si les réserves et espaces protégés se sont multipliés ces dernières années, il n'est pas certain qu'ils soient suffisants pour garantir la protection de la biodiversité. Les extinctions d'espèces sont estimées entre 50 et 100 fois plus nombreuses qu'avant l'apparition de l'Homme.
De plus, les études ont montré qu'il existe une relation linéaire entre la surface protégée et la proportion d'espèces qui seront à terme, préservées. La mise en réserve de 10% d'un territoire ne garantira pas la survie de plus de 10% des espèces de ce territoire !

La conciliation de l'omniprésence de l'homme et des écosystèmes qu'il menace s'avère un exercice périlleux...
A ce sujet un copyright Le Monde du 10/04/2004 : Les réserves animales ne suffisent pas pour sauver les espèces

1) Les Amphibiens
2) Les Reptiles
3) Les Oiseaux
4) Les Mammifères

 

 

Amphibiens Anoures

Le Crapaud commun méridional

(10-18 cm) diffère des individus plus au nord par une taille supérieure et des verrues plus ou moins épineuses. Dès le mois de février il rejoint en grand nombre d'eau pour assurer sa reproduction et paie à ce moment un lourd tribut aux automobiles pendant la nuit. On observe les couples au fond de l'eau, les mâles maintenant fermement leur volumineuse partenaire de leurs bras durant plusieurs jours.

La Rainette méridionale

(4-5 cm) grimpe avec agilité dans les arbustes proches des points d'eau. Le chant régulier du mâle emplit les nuits chaudes de ses "crâ-crâ-crâ" sonores et graves. Son sac vocal est jaune-orangé . A la période de reproduction, sa robe d'ordinaire d'un beau vert peut devenir marron , vert foncé, ornée de taches

Amphibiens Urodèles

Les salamandres et les tritons ont un corps allongé, des membres de même longueur non adaptés au saut et une queue persistante à l'âge adulte. Animaux terrestres, ils ne s'approchent des point, d'eau qu'à l'époque des amours.

La Salamandre tachetée

( 15-25 cm) fréquente surtout chez nous les forêts fraîches parcourues de ruisseaux, notamment celles de châtaigniers, sur les flancs des avant-monts méditerranéens. Ensuite, elle se raréfie au fur et à mesure qu'on se rapproche du littoral et des zones trop sèches. Les taches jaunes sont réparties de façon variable sur la robe noire selon les populations. C'est par les nuits pluvieuses d'automne qu'on aura le plus de chance d'en rencontrer, souvent écrasées, sur les routes forestières.

Le Triton palmé

(7-10 cm) mâle paraît bien sombre et orné de motifs contrastés en face des femelles marron-clair et jaunâtre. Peu de bassins, mares échappent à la présence d'une dizaine d'individus du plus petit de nos tritons.

 

 

 

Reptiles

Les tortues les lézards et les serpents ralentissent leur activité physiologique quand la température baisse, ce qui les fait appeler, à tort, "animaux à sang froid". Par les belles journées de décembre à février, on peut rencontrer une couleuvre ou un lézard ayant quitté son état d'hibernation pendant quelques heures.
Le Midi abrite de nombreuses espèces qui lui sont propres. Plusieurs espèces de tortues marines (Tortue luth, Tortue verte, Tortue caouanne ... ) s'échouent exceptionnellement sur nos côtes (pollution, tempête).

Chélonîens Tortue

La Tortue d'Hermann

(13-19 cm) unique tortue terrestre française, subit les incendies dans les maquis du Var. qui abritent de faibles effectifs. Cette espèce phare de notre faune menacée mérite toutes les mesures qu'on pourra mettre en œuvre pour assurer sa conservation et son expansion (protection des sites, ferme des tortues dans le Var ...

Sauriens Lézards

La Tarente commune

(14-16 cm) est un gecko partiellement nocturne, caractérisé entre autre par une pupille verticale, des pattes adhésives. On l'observe en été sur les murs éclairés des villes proches du littoral, où il chasse à l'affût de petits invertébrés.

Le Seps strié ou Seps à trois doigts

(20-25 cm) pourvu de pattes minuscules, chasse les invertébrés aux abords des sentiers bordés de pierres et d'herbes. Découvert, il s'enfuit prestement à la manière d'un petit serpent en collant ses membres le long du corps. Ovovivipare. Avril-sept.

L'Orvet ou "Serpent de verre"

(125-40 cm) totalement dépourvu de pattes, se nourrit de petits invertébrés. De nature paisible, il se laisse assez bien observer lorsqu'on le découvre sous les pierres. planches et tôles où il s'abrite la plupart du temps. Mars-oct.

Le Lézard des murailles ou gris

( 12-17 cm) colonise les vieux murs, les rochers des versants nord ,jusqu'à une altitude importante. On observe de nombreuses variations de dessins et de couleurs selon les endroits, le ventre des mâles pouvant être blanc. orange ou rouge. Il compte au nombre de ses prédateurs les buses, couleuvres. vipères, chats, poules, musaraignes...

Le Lézard vert

(25-40 cm) mâle se pare d'un beau bleu sous la gorge dès le mois de mars. Il préfère chez nous les milieux forestiers et les zones broussailleuses, les abords des rivières, les prairies humides. On rencontre souvent de jeunes individus d'un beau brun-beige.

Le Lézard ocellé

(40-60 cm) par sa taille et son poids, impressionne toujours le promeneur qui le rencontre aux abords d'une murette en pierre sèche, d'un mas ou d'une vigne. Le géant des lézards de France, omnivore très vorace, complète avec des fruits mûrs un régime surtout composé d'insectes dont on trouvera les élytres brillants dans ses crottes noires. Il sera à son tour la proie de la Couleuvre de Montpellier , de certains rapaces et mustélidés. Absolument inoffensif pour l'homme, il se contente de pincer très fort celui qui veut le saisir. A la suite de violents combats entre mâles et d'un accouplement rapide (avril-mai) la femelle enfouit de 5 à 24 œufs dans le sol. Trois mois plus tard, les nouveau-nés apparaissent couverts d'ocelles clairs cerclés de noir et mesurent 10- 1 2 cm. Mars-oct.

Ophidiens : Serpents

La Couleuvre vipérine

(50-80 cm). Le plus commun de nos serpents, appelé à tort "Vipère d'eau", vit à proximité des rivières et des plans d'eau, même saumâtres, où il recherche les batraciens, petits poissons et insectes qu'il chasse le plus souvent en apnée prolongée. Les différentes populations offrent des combinaisons très variables de couleurs et de dessins; jaune, ocre, gris, verdâtre, rougeâtre, lignes en zi'g-zag, 1 damiers, rayures... Inquiété. il s'aplatit, souffle et sa tête forme un triangle inquiétant. Pourtant sa queue effilée, les grandes plaques écailleuses sur le dessus de sa tête et ses pupilles rondes ne peuvent nous le faire confondre avec la Vipère. Ce serpent ne mord pas lorsqu'on le saisit. Mars-oct.

La Couleuvre de Montpellier

(130-190 cm) unique représentant chez nous d'un groupe de serpents originaire d'Afrique, domine la faune des reptiles du Midi où elle apparait comme un symbole du patrimoine naturel. On rencontre le plus souvent des individus mâles très mobiles et victimes des automobiles. alors que les femelles, de taille plus modeste, s'éloignent peu des nids aménagés dans les murettes et la pierraille des zones chaudes plutôt dégagées. Les robes des nouveau-nés, comme celles des femelles adultes (80-130 cm), présentent des motifs et des coloris délicats . Ce serpent imposant, vif et rapide, capable de se dresser à la manière d'un cobra lors de ses déplacements, chasse à vue des proies très diverses. Bien qu'irascible lorsqu'il se sent menacé, il ne présente aucun danger pour l'homme . Février - oct.

La Vipère aspic

(40-70 cm) apparaît dans les moyennes montagnes de notre zone sous sa forme typique alors qu'en plaine, on rencontre çà et là une forme dite "des garrigues" d'une livrée gris-pâle à motifs réduits. Ces présences exceptionnelles et intéressantes ne peuvent suffire à nous faire craindre la Vipère dans le Midi.